Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel

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L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l’Agence internationale de l’énergie.

Faits saillants

Grâce aux améliorations réalisées sur le plan de l’efficacité énergétique depuis 2000, en 2019 :
  • L’efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel s’est améliorée de près de 13 %, ce qui a permis aux Canadiens de réaliser des économies d’énergie de 124,2 PJ et des économies de coûts de 3,2 milliards de dollars.
  • La consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel a augmenté de près de 22 %Note 1. Cette hausse aurait été de 34 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • L’efficacité énergétique a permis d’éviter 5,2 Mt d’émissions de GES.
Les mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique apportées dans le secteur comprennent des changements à l’enveloppe thermique des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.) et le rendement accru des divers appareils consommateurs d’énergie utilisés dans les bâtiments commerciaux et institutionnels, notamment les générateurs d’air chaud, l’équipement auxiliaire et les appareils d’éclairage.

Aperçu Aperçu – Consommation d’énergie et émissions de GES

infographie secteur commercial et institutionnel
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Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel

2000 2019
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 758,3
Les équipements auxiliaires (PJ) ont augmenté 87,3 196,1
Le nombre d’employés (milliers) a augmenté 10 207 14 050
Le PIB (millions de dollars constants de 2012) a augmenté 823 297 1 323 236

Les principales activités du secteur commercial et institutionnel ont trait au commerce, aux finances, à l’immobilier, aux administrations publiques, à l’éducation et aux services commerciaux. Ces activités sont regroupées en 10 sous-secteurs.

En 2019, les propriétaires d’entreprises commerciales et d’établissements institutionnels ont dépensé 31,2 milliards de dollars en énergie pour fournir des services aux Canadiens. Les bureaux, le commerce de détail et les services d’enseignement représentaient environ 70 % de la surface de plancher totale des commerces et des établissements au Canada en 2019.

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Répartition de la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l’utilisation finale, 2019

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel Pourcentage
Chauffage des locaux 54
Équipement auxiliaire 16
Éclairage 15
Chauffage de l’eau 6
Moteurs auxiliaires 4
Climatisation des locaux 5
Éclairage des voies publiques 1

L’énergie est utilisée à diverses fins, comme le chauffage des locaux, la climatisation, l’éclairage, le chauffage de l’eau, ainsi que pour le fonctionnement de l’équipement auxiliaire (p. ex. les ordinateurs et l’équipement médical) et des moteurs auxiliaires (p. ex. les systèmes d’alimentation de secours). Le chauffage des locaux représentait la plus grande part de la consommation d’énergie (54 %), suivi de l’équipement auxiliaire (16 %) puis de l’éclairage (15 %).

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans les gains d’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 34 % au lieu de 22 %.

L’efficacité énergétique est évaluée à l’aide de la méthode de factorisation. Cette méthode consiste à répartir la variation totale de la consommation d’énergie du secteur en cinq effets (facteurs) d’influence, comme illustré ci-dessous. L’amélioration de l’efficacité énergétique correspond à la différence entre la variation globale de la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel et les répercussions liées aux effets de l’activité, de la structure, des conditions météorologiques et du niveau de service.

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Incidence de l’activité, de la structure, des conditions météorologiques, du niveau de service et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, 2000–2019

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie 213,3
Effet de l’activité 234,3
Effet de la structure 12,2
Effet des conditions météorologiques 23,1
Effet du niveau de serviceNote * 68,2
Effet de l’efficacité énergétique -124,2
AutresNote ** -0,4
  • Effet de l’activité – Une augmentation de 26 % de la surface de plancher a entraîné à une hausse de 234,3 PJ de la consommation d’énergie et de 9,9 Mt des émissions de GES.
  • Effet de la structure – Reflète les changements dans la proportion de surface de plancher des types d’activité. Une légère augmentation de la proportion de la surface de plancher dans les bâtiments ayant des activités à forte intensité, comme les services de santé, les services d’hébergement et, dans une moindre mesure, les bâtiments de bureaux et d’enseignement, a été observée en 2019. À l’inverse, la proportion de surface de plancher a diminué pour les entrepôts et les activités de commerce de gros, qui sont moins énergivores. Ces changements ont entraîné une augmentation de la consommation d’énergie de 12,2 PJ et une hausse des émissions de GES de 0,5 Mt.
  • Effet des conditions météorologiques – En 2019, l’hiver a été légèrement plus froid et l’été plus chaud qu’en 2000, ce qui s’est traduit par une augmentation de la consommation d’énergie de 23,1 PJ et une hausse des émissions de GES de Mt.
  • Effet du niveau de service – Une augmentation du nombre d’équipements auxiliaires (p. ex. ordinateurs, télécopieurs et photocopieurs) a entraîné une augmentation de la consommation d’énergie de 68,2 PJ et une hausse des émissions de GES de 2,9 Mt.
  • Effet de l’efficacité énergétique – L’amélioration de 13 % de l’efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d’énergie de 124,2 PJ, la facture d’énergie de 3,2 milliards de dollars et les émissions de GES de 5,2 Mt.

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2019 (pétajoules)

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 983 983
2001 976 982
2002 1 037 1 042
2003 1 069 1 062
2004 1 048 1 062
2005 1 019 1 098
2006 963 1 082
2007 999 1 137
2008 1 018 1 158
2009 1 016 1 180
2010 994 1 175
2011 1 039 1 199
2012 998 1 198
2013 1 033 1 235
2014 1 087 1 266
2015 1 066 1 255
2016 1 063 1 256
2017 1 145 1 273
2018 1 174 1 313
2019 1 197 1 321

Consommation d’énergie Consommation d’énergie

Entre 2000 et 2019, la contribution du secteur au PIB a augmenté de près de 61 %, et la surface de plancher a augmenté de 26 %. Au cours de la même période, la consommation d’énergie du secteur n’a augmenté que de 22 %, passant de 990,3 à 1 203,6 PJ (y compris pour l’éclairage public). Les émissions de GES connexes, y compris les émissions liées à l’électricité, n’ont augmenté que d’environ 8 %.

En 2019, le gaz naturel et l’électricité étaient les principales sources d’énergie utilisées dans ce secteur, représentant respectivement 50 et 45 % de la consommation d’énergie totale. L’électricité était utilisée principalement pour l’éclairage et la climatisation ainsi que pour l’équipement et les moteurs auxiliaires, alors que le gaz naturel était la principale source d’énergie pour le chauffage des locaux et de l’eau. Le gaz naturel et le propane étaient également utilisés, dans une plus petite proportion, pour alimenter l’équipement auxiliaire, comme les fours (propane) et les systèmes de climatisation (gaz naturel).

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon la source d’énergie et la surface de plancher, 2000 et 2019 (pétajoules)

2000 2019
Électricité 376,43 540,10
Gaz naturel 504,09 599,82
Mazout léger et kérosène 55,66 24,49
Mazout lourd 17,95 0,57
Vapeur 0,31 0,29
AutresNote * 35,86 38,31
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 758,3
L’expansion rapide des nouvelles technologies électroniques depuis 2000 a entraîné une hausse de l’utilisation de l’équipement dans tous les sous-secteurs commerciaux et institutionnels au Canada.

Le chauffage des locaux continue d’être la principale utilisation finale du secteur. Cependant, l’équipement auxiliaire a connu la plus forte augmentation de la consommation d’énergie (125 %) et était responsable de 60 % de la variation globale de la consommation d’énergie du secteur entre 2000 et 2019, notamment en raison de l’informatisation croissante de tous les milieux de travail. La consommation d’énergie liée à l’éclairage a augmenté de 32 % et est responsable de 20 % de la variation totale. La consommation d’énergie liée au chauffage des locaux a augmenté de 9 %, mais n’était responsable que de 25 % de la variation totale.

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l’utilisation finale, 2000 et 2019 (pétajoules)

2000 2019
Chauffage des locaux 603,1 655,6
Éclairage 134,4 177,9
Équipement auxiliaire 87,3 196,1
Chauffage de l’eau 58,5 69,1
Moteurs auxiliaires 54,6 44,0
Climatisation des locaux 45,5 54,4
Éclairage des voies publiques 6,9 6,5
Les activités de bureau étaient à l’origine de plus de 40 % de l’augmentation de la demande en énergie du secteur.

Les bureaux représentaient la plus grande part de la consommation d’énergie en 2019 (35 %). Ce sous-secteur comprend l’administration publique et les activités liées aux finances et aux assurances, l’immobilier et les services de location et de location à bail, les services professionnels, scientifiques et techniques, et les autres types de bureaux. Le commerce de détail (15 %), les services de santé et d’assistance sociale (14 %) et les services d’enseignement (13 %) sont les autres utilisateurs les plus importants. Ensemble, ces activités représentaient plus des trois quarts de la consommation totale d’énergie du secteur.

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d’activité, 2000 et 2019 (pétajoules)

2000 2019
Bureaux 329,6 420,2
Commerce de détail 160,8 184,8
Services d’enseignement 127,1 158,8
Soins de santé et assistance sociale 117,3 163,7
Hébergement et services de restauration 70,7 92,5
Commerce de gros 62,5 62,9
Transport et entreposage 49,1 43,6
Arts, spectacles et loisirs 25,1 28,6
Industrie de l’information et industrie culturelle 21,2 24,4
Autres services 20,0 17,6
Environ 14 millions de personnesNote 2 travaillaient dans le secteur commercial et institutionnel au Canada en 2019.

Plusieurs facteurs ont contribué à la croissance de la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel, y compris la surface de plancher, le PIB et le nombre d’employés.

Des gains ont été réalisés sur le plan de l’efficacité énergétique en ce qui a trait à la consommation d’énergie totale utilisée par surface de plancher. Cependant, cette amélioration a été contrecarrée par la hausse des besoins énergétiques de l’équipement auxiliaire. Au cours de cette période, il y a eu non seulement une augmentation globale de l’informatisation de l’environnement de travail, mais aussi une augmentation du nombre réel d’appareils requis par employé.

Intensité énergétique Intensité énergétique

Le secteur a connu une baisse de 4 % de l’intensité énergétique définie comme la consommation d’énergie par unité de surface de plancher (GJ/m2). Les types d’activité les plus énergivores étaient les soins de santé et l’assistance sociale, ainsi que l’hébergement et la restauration, avec respectivement 2,61 et 2,29 GJ/m2. Ceci peut s’expliquer par la nature énergivore de leurs activités (restaurants, blanchisserie) et de leurs services (heures d’ouverture prolongées), ainsi que par l’utilisation des nouvelles technologies, qui se traduit par la prolifération du nombre d’appareils électroniques.

En outre, le secteur a réduit sa consommation d’énergie de 24 % lorsque cette dernière est mesurée en fonction de l’activité économique (PJ/$PIB).