Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel

  • Accueil
  • Ensemble de l’économie
  • Secteur résidentiel
  • Secteur commercial
  • Secteur industriel
  • Secteur des transports

Photo de maisons

L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l’Agence internationale de l’énergie.

Faits saillants

Grâce aux améliorations réalisées sur le plan de l’efficacité énergétique depuis 2000, en 2019 :
  • L’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel s’est améliorée de 32 %, ce qui a permis aux Canadiens d’économiser 440 PJ en énergie et 8,5 milliards de dollars en coûts – ce qui représente en moyenne 47 $ par ménage par mois.
  • La consommation énergétique dans le secteur résidentiel a augmenté de 11 % en 2019, mais aurait augmenté de 42,7 % sans mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique.
  • L’efficacité énergétique a permis d’éviter 18,1 Mt d’émission de GES en 2019.
Les mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique apportées dans le secteur comprennent des changements à l’enveloppe thermique des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.), des comportements favorisant l’efficacité énergétique (utilisation des laveuses et des lave-vaisselle à pleine charge) et l’amélioration de l’efficacité des différents appareils consommateurs d’énergie dans les habitations, comme les climatiseurs, les appareils ménagers, les générateurs d’air chaud et les ampoules.

Aperçu Aperçu

Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie du secteur résidentiel

infographie secteur résidentiel
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie résidentielle

2000 2019
Ménages (millions) 11,7 15,1
Surface habitable (m2) 129 146
Personnes par ménage 2,6 2,5
Appareils par ménage 18 25
Surface de plancher occupée climatisée (%) 33 49

En 2019, la facture d’énergie des ménages canadiens s’élevait à 29,8 milliards de dollars. La majeure partie de l’énergie (81 %) était utilisée pour le chauffage des pièces et de l’eau. Les sources d’énergie les plus utilisées étaient le gaz naturel, l’électricité et le mazout de chauffage. Les autres sources d’énergie comprenaient le bois et le propane.

2_1.png
Version textuelle

Répartition de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel selon l’utilisation finale, 2019

Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel Pourcentage
Chauffage des pièces 64
Chauffage de l’eau 17
Appareils ménagers 14
Éclairage 4
Climatisation des pièces 2
2_2.png
Version textuelle

Répartition de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel selon la source d’énergie, 2019

Source d’énergie Pourcentage
Gaz naturel 48
Électricité 40
Bois 7
Mazout 4
AutresNote * 1
Note : Les changements dans la répartition de la consommation d’énergie résidentielle par source, de l’année de référence 2018 à l’année de référence 2019, sont principalement dus (1) aux changements dans la consommation de bois résidentielle, et (2) aux changements dans la consommation d’énergie résidentielle publiée par Statistique Canada dans le Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada. Les changements dans le nombre de ménages et la surface de plancher ont été minimes.
2_3.png
Version textuelle

Intensité énergétique du secteur résidentiel par ménage et surface de plancher, 2000–2019

Intensité énergétique par ménage (GJ/ménage) Intensité énergétique par surface de plancher (GJ/m2)
2000 119 0,92
2001 112 0,87
2002 115 0,89
2003 116 0,89
2004 115 0,87
2005 112 0,85
2006 107 0,80
2007 114 0,85
2008 113 0,84
2009 109 0,81
2010 105 0,76
2011 110 0,79
2012 104 0,74
2013 107 0,77
2014 108 0,76
2015 105 0,74
2016 100 0,70
2017 102 0,70
2018 104 0,71
2019 102 0,70
Note : Les changements dans l’intensité énergétique du secteur résidentiel par ménage et surface de plancher, de l’année de référence 2018 à l’année de référence 2019, sont principalement dus (1) aux changements dans la consommation de bois résidentielle, et (2) aux changements dans la consommation d’énergie résidentielle publiée par Statistique Canada dans le Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada. Les changements dans le nombre de ménages et la surface de plancher ont été minimes.

La consommation d’énergie par ménage et par unité de surface utile a considérablement diminuée en raison des améliorations de l’efficacité énergétique dans toutes les utilisations finales de l’énergie et sources d’énergie du secteur résidentiel.

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 42,7 % au lieu de 11 %.

On mesure l’amélioration de l’efficacité énergétique en estimant la différence entre la variation de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel et les effets de la croissance du secteur résidentiel, les changements dans la composition des logements par type (effet de structure), l’augmentation du nombre d’appareils électroménagers et électroniques, les conditions météorologiques et d’autres facteurs.

2_4.png
Version textuelle

Incidence des effets de l’activité, de la structure, du niveau de service, des conditions météorologiques et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, 2000–2019

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie 152,0
Effet de l’activité 490,7
Effet de la structure -10,5
Effet du niveau de service 77,3
Effet des conditions météorologiques 34,2
Effet de l’efficacité énergétique -439,8
  • Effet de l’activité – Une augmentation de 30 % du nombre de ménages canadiens et de 14 % de la surface moyenne habitable a entraîné une hausse de la consommation d’énergie chiffrée à 490,7 PJ et des émissions de GES de 20,2 Mt.
  • Effet de la structure – Les changements de la structure du secteur résidentiel reflètent principalement des changements de la composition des différents types de logements. Entre 2000 et 2019, la part des maisons individuelles attenantes au Canada a augmenté de 1,6 %, tandis que la part des autres types de maisons a diminué. Ce changement de la structure a entraîné une diminution de la consommation d’énergie de 10,5 PJ et des émissions de GES de 0,4 Mt.
  • Effet du niveau de service – Une augmentation du nombre d’appareils, y compris des appareils électroniques (p. ex. ordinateurs, consoles de jeu vidéo et systèmes audiovisuels domestiques), s’est traduite par une augmentation de la consommation d’énergie de 77,3 PJ et des émissions de GES de 3,2 Mt.
  • Effet des conditions météorologiques – En 2019, l’hiver a été l’un des plus froid depuis 20 ans, et l’été a été beaucoup plus chaud qu’en 2000. Les conditions météorologiques ont donc entraîné une augmentation de la consommation d’énergie de 34,2 PJ et des émissions de GES de 1,4 Mt.
  • Effet de l’efficacité énergétique – L’amélioration de 32 % de l’efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d’énergie de 439,8 PJ, la facture d’énergie de 8,5 milliards de dollars et les émissions de GES de 18,1 Mt.

Les économies de 440 PJ découlant de l’efficacité énergétique compensent près de 90 % de l’incidence de l’augmentation de l’activité et du service.

Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2019

2_5.png
Version textuelle

Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2019

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 1 384 1 384
2001 1 328 1 351
2002 1 380 1 438
2003 1 412 1 488
2004 1 422 1 503
2005 1 413 1 523
2006 1 362 1 485
2007 1 485 1 593
2008 1 488 1 633
2009 1 467 1 669
2010 1 406 1 603
2011 1 489 1 664
2012 1 421 1 633
2013 1 492 1 737
2014 1 510 1 812
2015 1 481 1 780
2016 1 430 1 784
2017 1 480 1 842
2018 1 541 1 919
2019 1 536 1 976

Chauffage des pièces Chauffage des pièces

Le chauffage des pièces constituait la plus grande utilisation finale de l’énergie du secteur résidentiel et représentait 64 % de la consommation énergétique résidentielle totale. Le gaz naturel représentait plus de la moitié (55 %) des sources d’énergie utilisées pour le chauffage résidentiel. La plus grande pénétration du marché par les générateurs d’air chaud à gaz naturel à haut rendement (représentant actuellement 34,1 % de tous les systèmes de chauffage en 2019 comparativement à 8,8 % en 2000) a contribué considérablement à l’amélioration notable de l’efficacité énergétique dans le secteur.

Le secteur a également connu une grande amélioration sur le plan de l’isolation et de l’étanchéisation de l’enveloppe du bâtiment ainsi que de la gestion de la consommation d’énergie grâce aux mesures suivantes :
  • l’installation de portes avec coupe-bise et de fenêtres à double vitrage;
  • le maintien des sous-sols, murs, plafonds et combles isolés;
  • l’utilisation de thermostats programmables;
  • l’application d’un code du bâtiment rigoureux pour les nouvelles constructions.
2_6.png
Version textuelle

Consommation d’énergie pour le chauffage des pièces selon la source d’énergie, 2019

Source d’énergie Pourcentage
Gaz naturel 55
Électricité 27
Bois 11
Mazout 5
AutresNote * 2
2_7.png
Version textuelle

Intensité énergétique du chauffage des pièces et indice de degrés-jours de chauffage, 2000–2019

Intensité énergétique du chauffage des pièces Indice degré-jour de chauffage
2000 0,59 0,96
2001 0,53 0,88
2002 0,55 0,93
2003 0,56 0,96
2004 0,55 0,95
2005 0,52 0,92
2006 0,48 0,85
2007 0,54 0,93
2008 0,53 0,95
2009 0,52 0,96
2010 0,47 0,87
2011 0,49 0,90
2012 0,45 0,84
2013 0,48 0,93
2014 0,48 0,98
2015 0,46 0,92
2016 0,43 0,89
2017 0,44 0,92
2018 0,45 0,95
2019 0,44 0,98
L’intensité énergétique du chauffage des pièces (consommation d’énergie par unité de surface de plancher – GJ/m2) s’est améliorée de 24,7 % entre 2000 et 2019.

Chauffage de l’eau Chauffage de l’eau

Le chauffage de l’eau constituait la deuxième plus grande utilisation de l’énergie dans le secteur résidentiel. Un délaissement des chauffe-eau au mazout pour des appareils au gaz naturel plus écoénergétiques et des normes d’efficacité énergétique plus rigoureuses pour tous les chauffe-eau ont permis de réduire la quantité d’énergie requise par ménage pour chauffer l’eau. Les Canadiens ont également diminué leur consommation d’énergie en adoptant des pratiques écoénergétiques, notamment :

  • le recours à des chauffe-eau sans réservoir;
  • l’installation de dispositifs à faible débit sur les pommes de douche et les robinets;
  • l’utilisation des lave-vaisselle et des laveuses à pleine charge;
  • l’utilisation de l’eau froide pour la lessive.
2_8.png
Version textuelle

Consommation d’énergie pour le chauffage de l’eau selon la source d’énergie, 2000 et 2019 (pétajoules)

2000 2019 Croissance/réduction
Électricité 72,5 68,9 -4,9 %
Gaz naturel 162,3 184,0 13,4 %
Mazout 18,2 6,0 -67,2 %
Bois 2,8 3,8 34,7 %
AutresNote * 0,7 1,3 72,7 %

La consommation d’énergie associée au chauffage de l’eau dans le secteur résidentiel a augmenté, passant de 256,5 PJ en 2000 à 263,9 PJ en 2019, en raison de l’augmentation du nombre de ménages.

Appareils ménagers Appareils ménagers

L’introduction de normes minimales de rendement énergétique en vertu de la Loi sur l’efficacité énergétique a grandement contribué à l’amélioration marquée de l’efficacité énergétique des gros appareils ménagers et des appareils électroniques utilisés à la maison.

L’efficacité énergétique de tous les appareils ménagers a connu une amélioration. Cependant, les économies d’énergie réalisées sur les gros appareils ont été largement annulées par la hausse de la consommation d’énergie des petits appareils, comme les appareils électroniques.

2_9.png
Version textuelle

Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel et indice des stocks d’appareils ménagers selon le type d’appareil, 2000 et 2019

2000 2019
Consommation d’énergie des gros appareils ménagers (pétajoules) 132 115
Consommation d’énergie des petits appareils ménagers (pétajoules) 45 95
Indice des stocks des gros appareils ménagers 1,00 2,03
Indice des stocks des petits appareils ménagers 1,00 1,33
2_10.png
Version textuelle

Consommation d’énergie unitaire des gros appareils ménagers neufs, 2000 et 2019 (kilowattheures par année)

2000 2019 Croissance/réduction
Réfrigérateur 640 471 -26,3 %
Congélateur 391 324 -17,0 %
Lave-vaisselle 172 71 -58,6 %
Laveuse 113 25 -78,3 %
Sécheuse électrique 910 591 -35,0 %
Cuisinière électrique 760 548 -27,8 %
Gros appareils ménagers – une efficacité énergétique accrue, une consommation d’énergie réduite

Un lave-vaisselle acheté en 2019 est près de 60 % plus écoénergétique qu’un appareil fabriqué en 2000. Une laveuse achetée en 2019 nécessitait moins d’un quart de l’énergie requise par une laveuse fabriquée en 2000. Alors que le nombre de gros appareils utilisés par les ménages a augmenté de 33 %, la consommation d’énergie a diminué de 18 %.

Petits appareils ménagers – une croissance rapide de l’efficacité énergétique des produits

La consommation d’énergie des plus petits appareils, comme les téléviseurs, les ordinateurs et les téléphones cellulaires, a plus que doublé au cours des 20 dernières années, puisque la réduction de la consommation d’énergie par unité ne compense que partiellement la hausse du nombre de petits appareils.

Selon les estimations, entre 2000 et 2019, le nombre de téléphones cellulaires utilisés au Canada a presque quadruplé, passant de 8,7 millions à 34,4 millions. Au cours de la même période, le nombre de ménages ayant accès à Internet a plus que doublé, passant de 6 millions à 13,4 millions.

L’augmentation de la consommation d’énergie des petits appareils de 58 PJ a été partiellement compensée par la diminution de la consommation d’énergie des gros appareils de 18 PJ.

Climatisation des pièces Climatisation des pièces

Entre 2000 et 2019, l’énergie utilisée pour climatiser les habitations est passée de 13 PJ à 25 PJ. Cette augmentation aurait été plus marquée sans les climatiseurs individuels et centraux écoénergétiques.

2_11.png
Version textuelle

Stock des appareils de climatisation et consommation d’énergie, 2000–2019

Stock des appareils Consommation d’énergie
2000 1,00 1,00
2001 1,06 1,66
2002 1,12 2,02
2003 1,19 1,56
2004 1,28 1,22
2005 1,38 2,45
2006 1,52 1,92
2007 1,56 1,99
2008 1,63 1,49
2009 1,64 1,25
2010 1,69 2,39
2011 1,73 2,39
2012 1,76 2,68
2013 1,80 1,88
2014 1,84 1,74
2015 1,88 2,21
2016 1,92 2,79
2017 1,95 2,12
2018 1,99 2,85
2019 2,03 1,89

En plus de la hausse du nombre et de la taille des ménages, davantage de Canadiens ont des climatiseurs dans leur logement, ce qui augmente considérablement la consommation d’énergie liée à la climatisation des pièces. Entre-temps, la consommation d’énergie liée à la climatisation est très volatile en raison des changements radicaux des conditions météorologiques. Toutefois, les mesures suivantes prises par les Canadiens ont permis de compenser une partie de la consommation d’énergie :

  • l’utilisation de climatiseurs individuels et centraux certifiés ENERGY STAR MD;
  • l’utilisation de thermostats programmables.

En 2019, par rapport à 2000, le stock de climatiseurs individuels et centraux était respectivement 41 % et 32 % plus écoénergétique.

Éclairage Éclairage

L’utilisation accrue des ampoules écoénergétiques, comme les DEL (diodes électroluminescentes), a entraîné une baisse de la consommation d’énergie des ménages pour l’éclairage.

En dépit de la hausse du nombre de ménages entre 2000 et 2019, la consommation d’énergie des appareils d’éclairage par ménage a diminué de 25 %, passant de 4,7 GJ à 3,6 GJ par ménage grâce aux pratiques suivantes :

  • l’utilisation d’ampoules DEL;
  • l’utilisation d’appareils d’éclairage extérieur dotés de détecteurs de présence;
  • l’utilisation de minuteries pour les lumières des Fêtes;
  • le fait d’éteindre les éclairages non requis;
  • l’utilisation des appareils d’éclairage direct au lieu d’appareils de plafond;
  • le choix d’ampoules dont l’intensité convient aux activités menées dans la pièce ou l’aire;
  • l’utilisation d’interrupteurs multiples et de gradateurs de lumière.
2_12.png
Version textuelle

Nombre total d’ampoules au Canada selon le type et le nombre d’ampoules par ménage, 2019

Nombre d’ampoules Nombre d’ampoules par ménage
Incandescente 239 386 562 15,87
LFC 96 154 843 6,37
Halogène 25 862 540 1,71
Fluorescente 37 585 467 2,49
DEL 82 609 788 5,48
Total 481 599 200 31,92