Évolution de l’efficacité énergétique au Canada

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L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l’Agence internationale de l’énergie.

Faits saillants

Grâce aux améliorations réalisées sur le plan de l’efficacité énergétique depuis 2000, en 2019 :
  • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 12,3 %, permettant aux Canadiens d’économiser 814,7 PJ d’énergie et 23,2 milliards de dollars. La consommation d’énergie secondaire (demande finale d’énergie) au Canada s’est accrue de 20,4 %. Elle aurait augmenté de 30,5 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • L’efficacité énergétique a permis d’éviter 45,7 Mt d’émissions de GES.
  • L’intensité énergétique par unité de PIB s’est améliorée de 17,7 % au Canada
Un pétajoule correspond approximativement à l’énergie utilisée par plus de 9 800 ménages (à l’exclusion des transports) pendant un an.

Consommation d’énergie Consommation d’énergie

En vertu de la Loi sur l’efficacité énergétique, l’Office de l’efficacité énergétique est chargée de mesurer et d’analyser les changements dans la demande d’énergie secondaire (c’est-à-dire les améliorations de l’efficacité énergétique) et de soumettre un rapport annuel à ce sujet au Parlement.

Consommation d’énergie primaire et secondaire (demande finale d’énergie) par secteur, 2019

Version textuelle

Consommation d’énergie primaire et secondaire (demande finale d’énergie) par secteur, 2018

Pourcentage
Pertes d'énergie, utilisation non énergétique (matières premières), consommation du producteur, et pipelines 28
Consommation d'énergie secondaire 72
Secteur résidentiel 12
Secteur commercial et institutionnel 9
Secteur des transports 21
Secteur industriel 28
Secteur agricole 2

L’énergie secondaire (ou demande ou utilisation finale d’énergie) est l’énergie utilisée directement par les consommateurs finaux dans les différents secteurs de l’économie. L’énergie électrique, le gaz naturel, les produits pétroliers raffinés utilisés pour le chauffage et la climatisation des maisons ou des entreprises dans les secteurs résidentiel, commercial et institutionnel, l’énergie consommée par les véhicules dans le secteur des transports et l’énergie nécessaire au fonctionnement de la machinerie dans les secteurs industriel et agricole font partie de cette catégorie. La consommation d’énergie secondaire représentait 72,9 % de la consommation d’énergie primaire en 2019, soit 9 683,2 PJ.

La consommation d’énergie primaire (ou totale) englobe les besoins totaux de tous les consommateurs d’énergie. Elle comprend, outre la consommation d’énergie secondaire, l’énergie requise pour transformer (pertes d’énergie) une forme d’énergie en une autre (p. ex. le charbon en électricité), l’énergie utilisée pour acheminer l’énergie au consommateur (p. ex. pipelines) et l’énergie requise pour alimenter les processus de production industrielle (p. ex. le gaz naturel utilisé comme matière première par les industries chimiques). En 2019, la quantité totale d’énergie primaire consommée était de 13 276,4 PJ.

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Version textuelle

Consommation d’énergie secondaire par secteur, 2019

Répartition de la consommation d’énergie Pourcentage
Résidentiel 15,9
Commercial et institutionnel 12,4
Industriel 39,0
Transports 29,5
Agricole 3,2
En 2019, les cinq secteurs de l’économie (le secteur résidentiel, le secteur commercial et institutionnel, le secteur industriel, le secteur des transports et le secteur agricole) ont consommé 9 683,2 PJ d’énergie.
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Version textuelle

Consommation d’énergie secondaire selon la source d’énergie, 2019

Répartition de la consommation d’énergie Pourcentage
Électricité 20,2
Gaz naturel 31,0
Essence automobile 17,2
Autres produits pétroliers 14,9
Essence d’aviation 0,02
Carburéacteur 3,5
Coke de pétrole et gaz de distillation 4,7
Déchets ligneux et liqueurs résiduaires 3,9
Autres sources d’énergieNote * 3,4
Bois de chauffage 1,2
Remarque : La mesure repose sur la consommation finale d’énergie, laquelle ne comprend pas la consommation du producteur, les matières premières et les pertes d’énergie.
Le gaz naturel et l’électricité étaient les principales sources d’énergie secondaire consommées au Canada et représentaient un peu plus de la moitié de la demande finale d’énergie totale. L’essence automobile et autres produits pétroliers (carburant diesel, mazout léger, kérosène et mazout lourd) représentaient environ 32,1 % de la consommation d’énergie.
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Version textuelle

Consommation d’énergie totale et croissance par secteur, 2000 et 2019 (pétajoules)

2000 2019 Croissance/réduction
Résidentiel 1 384 1 536 11,0 %
Commercial et institutionnel 990 1 204 21,5 %
Industriel 3 167 3 780 19,3 %
Transports 2 266 2 856 26,0 %
Agricole 235 308 31,3 %
Ensemble de l’économie 8 042 9 683 20,4 %
La consommation d’énergie dans le secteur de l’agriculture a connu la plus forte croissance (36,4 %), suivie de celle du secteur des transports, qui a augmenté de 26 % pendant la période de 2000 à 2019. La croissance rapide de la consommation d’énergie dans le secteur des transports est largement attribuable à une hausse notable du transport des marchandises et à l’adoption de plus gros véhicules (véhicules utilitaires sport [VUS], camionnettes légères) à des fins personnelles.

Intensité énergétique Intensité énergétique

De nombreuses organisations (comme l’Agence internationale de l’énergie [AIE]) utilisent l’intensité énergétique comme indicateur de l’efficacité énergétique. Bien que la variation de ces deux paramètres soit généralement liée, ces derniers fournissent des mesures bien distinctes. Le Canada a mis au point une analyse de factorisation plus détaillée : celle-ci consiste à désagréger les multiples effets ayant une incidence sur la consommation énergétique afin d’estimer avec plus de précision les améliorations réelles de l’efficacité énergétique (voir la section Efficacité énergétique).

L’intensité énergétique est une mesure de l’inefficacité énergétique d’une économie et se définit comme la quantité d’énergie requise par unité d’activité (PIB). Une intensité énergétique élevée se traduit par un coût élevé de conversion de l’énergie en unités de PIB. De nombreux facteurs ont une incidence sur l’intensité énergétique globale, comme le niveau de vie, les conditions météorologiques, les distances parcourues par les véhicules, les modes et les habitudes de transport (transport collectif), les sources d’énergie hors réseau, les nouvelles sources d’énergie, les perturbations énergétiques (pannes de courant) et l’efficacité énergétique.

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Version textuelle

Consommation d’énergie finale, population canadienne et PIB, 2000–2019 (Indice 2000 = 1,0)

Indice de la demande finale d’énergie Indice du PIB totalNote * Indice de la population totale
2000 1,00 1,00 1,00
2001 0,97 1,02 1,01
2002 1,00 1,05 1,02
2003 1,03 1,07 1,03
2004 1,06 1,10 1,04
2005 1,05 1,13 1,05
2006 1,04 1,16 1,06
2007 1,08 1,19 1,07
2008 1,07 1,19 1,08
2009 1,04 1,16 1,10
2010 1,05 1,20 1,11
2011 1,10 1,23 1,12
2012 1,09 1,26 1,13
2013 1,12 1,29 1,14
2014 1,13 1,33 1,15
2015 1,13 1,34 1,16
2016 1,11 1,35 1,18
2017 1,15 1,40 1,19
2018 1,20 1,44 1,21
2019 1,20 1,46 1,23

Au Canada, l’intensité énergétique s’est améliorée de 17,7 % entre 2000 et 2019, ce qui témoigne d’une amélioration globale importante de l’efficacité avec laquelle les Canadiens ont utilisé l’énergie pour produire une unité de PIB.

La consommation finale d’énergie a connu une croissance de 20,4 % et la population canadienne une augmentation de 22,5 % (environ 1,2 % par année). Dans les deux cas, il s’agit d’une croissance beaucoup plus lente que celle du PIB qui était de 46,3 % (environ 2,4 % par année) entre 2000 et 2019.
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Version textuelle

Intensité énergétique par habitant et par unité de PIB, 2000–2019 (Indice 2000 = 1,0)

Intensité énergétique par habitant Intensité énergétique par unité de PIB
2000 1,00 1,00
2001 0,96 0,96
2002 0,98 0,96
2003 1,00 0,96
2004 1,02 0,96
2005 1,00 0,93
2006 0,98 0,89
2007 1,01 0,91
2008 0,99 0,89
2009 0,95 0,90
2010 0,95 0,88
2011 0,98 0,89
2012 0,96 0,87
2013 0,98 0,87
2014 0,98 0,85
2015 0,97 0,84
2016 0,94 0,82
2017 0,97 0,82
2018 0,99 0,83
2019 0,98 0,82
Malgré l’accroissement de la consommation d’énergie globale entraînée par la hausse du nombre de produits électroniques utilisés à la maison, du pourcentage de camionnettes légères utilisées dans les flottes de véhicules légers et de la consommation d’énergie dans le secteur industriel, la consommation d’énergie réelle par habitant a diminué de 1,7 % entre 2000 et 2019.

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans gains d’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 30,5 %, au lieu de 20,4 % entre 2000 et 2019.

Selon l’AIE, l’efficacité énergétique est le « premier combustible du développement économique » au monde. L’efficacité énergétique présente de nombreux avantages sur les plans économiques et environnementaux, y compris celui de constituer l’option la moins coûteuse pour réduire les émissions de GES.

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Version textuelle

Sommaire des facteurs ayant une incidence sur la variation de la consommation d’énergie, 2000–2019 (pétajoules)

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie 1 641,2
Effet de l’activité 3 119,1
Effet de la structure -977,7/td>
Effet du niveau de service 145,5
Effet des conditions météorologiques 57,3
Effet de l’efficacité énergétique -814,7
AutresNote * 111,7

Ressources naturelles Canada (RNCan) isole et suit la quantité d’énergie économisée grâce à l’efficacité énergétique en ciblant et en mesurant d’autres facteurs qui ont une incidence sur l’utilisation de l’énergie :

  • L’effet de l’activité mesure l’augmentation de la consommation d’énergie liée à la croissance économique. Celui-ci s’est chiffré à 3 119 PJ, entraînant une augmentation des émissions de GES de 161,2 Mt.
  • L’effet de la structure mesure l’incidence du changement dans la composition de l’économie sur la consommation d’énergie. Par exemple, certaines industries comptent peut-être des sous-secteurs qui sont plus ou moins énergivores que d’autres. Les changements structurels de l’économie canadienne ont entraîné une diminution de la demande d’énergie de 977,7 PJ et une diminution des émissions de GES de 41,9 Mt.
  • L’effet des conditions météorologiques mesure l’incidence des températures plus chaudes ou plus froides sur la consommation d’énergie au fil du temps. En 2019, l’hiver a été légèrement plus froid qu’en 2000 et l’été plus chaud, ce qui s’est traduit par une augmentation de la demande d’énergie de 57,3 PJ et une augmentation des émissions de GES de 2,38 Mt.
  • L’effet du niveau de service mesure l’utilisation accrue d’appareils et d’équipement dans les résidences et les entreprises. Comme le numérique occupe désormais une place plus importante au sein de l’économie, la consommation d’énergie a augmenté à la fois à la maison et au travail. Les changements de niveau de service ont entraîné une augmentation la consommation d’énergie de 145,5 PJ et une augmentation des émissions de GES de 6,1 Mt.
  • L’effet de l’efficacité énergétique est le bilan de la fluctuation totale de la consommation d’énergie au fil du temps (de 2000 à 2019) moins l’incidence des facteurs susmentionnés. En 2019, l’amélioration de l’efficacité énergétique de 12,3 % au sein de l’économie canadienne a permis de réaliser des économies d’énergie de 814,7 PJ et d’éviter la production de 45,7 Mt d’émissions de GES.

Tendances antérieures en matière de facteurs influant sur la consommation d’énergie finale, 2000–2019 (pétajoules)

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Version textuelle

Tendances antérieures en matière de facteurs influant sur la consommation d’énergie finale, 2000–2019 (pétajoules)

Effet de l’activité Effet de la structure Effet des conditions météorologiques Effet du niveau de service Effet de l’efficacité énergétique Autre
2000 0 0 0 0 0 0
2001 48 -87 -84 12 -119 0
2002 292 -83 9 22 -215 -7
2003 450 -129 25 33 -155 -1
2004 740 -188 -17 41 -122 8
2005 913 -264 -16 51 -293 19
2006 1 080 -335 -122 57 -416 20
2007 1 226 -349 -10 61 -286 42
2008 1 187 -414 0 67 -332 44
2009 971 -552 10 72 -191 -1
2010 1 360 -541 -94 76 -402 33
2011 1 517 -540 -48 81 -297 58
2012 1 796 -710 -126 88 -366 52
2013 2 013 -730 -26 95 -462 70
2014 2 262 -790 45 101 -641 81
2015 2 381 -760 -33 107 -752 91
2016 2 473 -686 -61 116 -1 082 98
2017 2 779 -764 -33 122 -984 105
2018 2 994 -855 40 131 -861 120
2019 3 119 -978 57 146 -815 112

C’est l’augmentation constante de l’activité qui a le plus contribué à la hausse de consommation d’énergie. L’effet de la structure montre une diminution constante de la consommation d’énergie, en particulier à partir de 2005, laquelle découle d’une réorientation de la production vers des industries moins énergivores (c.-à-d. les pâtes et papier).

L’amélioration de l’efficacité énergétique est constante depuis 2000. Toutefois, cette amélioration a ralenti entre 2008 et 2010, probablement en raison des effets de la récession de 2008-2010 et de facteurs contributifs comme le transport sous-optimal des marchandises.

Consommation d’énergie finale, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2019 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d’énergie finale, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 2000–2019 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 8 042 8 042
2001 7 812 7 932
2002 8 061 8 276
2003 8 264 8 420
2004 8 505 8 627
2005 8 451 8 745
2006 8 325 8 742
2007 8 726 9 012
2008 8 593 8 925
2009 8 352 8 543
2010 8 473 8 876
2011 8 814 9 111
2012 8 777 9 143
2013 9 001 9 464
2014 9 102 9 742
2015 9 076 9 828
2016 8 899 9 981
2017 9 268 10 252
2018 9 613 10 473
2019 9 683 10 498

En l’absence d’améliorations notables et continues de l’efficacité énergétique dans les secteurs d’utilisation finale, la consommation d’énergie aurait augmenté de 30,5 % entre 2000 et 2019, au lieu de 20,4 %.

Émissions de <abbr title=’gaz à effet de serre’>GES</abbr> Émissions de GES

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Version textuelle

Émissions de GES par secteur, 2019

Répartition des GES Pourcentage
Résidentiel 12,4
Commercial et institutionnel 9,9
Industriel 35,4
Transports 38,5
Agricole 3,8
En 2019, le secteur industriel a consommé 3 779,5 PJ, ce qui en faisait le secteur le plus énergivore du Canada. Le secteur des transports a cependant émis davantage de GES, puisqu’il utilise plus de carburants émetteurs de GES, comme l’essence, le diesel et le mazout lourd (transports ferroviaire et maritime).
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Version textuelle

Variation des émissions de GES par secteur, 2000 et 2019 (Mt éq. CO2)

2000 2019 Croissance/réduction
Agricole 15,6 19,3 23,5 %
Transports 160,1 196,9 23,0 %
Industriel 160,5 180,7 12,6 %
Commercial et institutionnel 55,2 50,8 -7,9 %
Résidentiel 74,6 63,3 -15,1 %
Ensemble de l’économie 466,0 511,0 9,7 %
Les émissions de GES du Canada, à l’exclusion des émissions liées à l’électricité, ont augmenté de 22,8 %, tandis que les émissions tenant compte des émissions liées à l’électricité ont augmenté de 9,7 % entre 2000 et 2019.

L’augmentation des émissions de GES a été nettement inférieure à ce qu’elle aurait été autrement en raison du changement positif dans la composition des sources d’énergie utilisées pour produire l’électricité. En particulier, la part du charbon utilisé pour la production d’électricité est passée de 29,6 % en 2000 à 13,1 % en 2019.

La croissance rapide de la consommation d’énergie et la prédominance des produits pétroliers raffinés qui produisent beaucoup d’émissions de GES expliquent la raison pour laquelle le secteur des transports a été le plus grand émetteur de GES au Canada en 2019.

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Version textuelle

Réduction des GES par secteur, 2019 (Mt éq. CO2)

Mt d’équivalent de CO2
Ensemble de l’économie -45,7
Résidentiel -18,1
Commercial et institutionnel -5,2
Industriel 11,4
Transports -33,7
Les améliorations de l’efficacité énergétique au Canada depuis 2000 ont permis d’éviter la production d’environ 45,7 Mt d’émissions de GES en 2019.

On doit en grande partie cette réduction au secteur des transports, avec 73,7 % de la réduction totale des GES, et ce, principalement en raison de l’amélioration continue des normes de rendement visant les automobiles et les camionnettes légères. Parmi d’autres facteurs, certains programmes de sensibilisation et d’éducation ont permis d’accroître l’efficacité énergétique grâce à l’entretien des véhicules et à l’amélioration des habitudes de conduite.

Le secteur résidentiel comptait pour 39,7 % de la réduction totale de GES, notamment en raison du renforcement des codes du bâtiment, des normes minimales de rendement énergétique (NMRE) des appareils ménagers, de l’amélioration des systèmes de suivi énergétique et de la rénovation des habitations.

Le secteur commercial et institutionnel comptait pour 11,5 % de la réduction totale des GES.

Le secteur industriel a toutefois compensé les émissions de GES du Canada de 24,9 %, principalement en raison de procédés énergivores utilisés dans l’industrie d’extraction pétrolière et gazière après 2000. Abstraction faite des industries d’extraction des ressources, l’amélioration de l’efficacité énergétique depuis 2000 a permis au secteur industriel d’éviter la production de 5,6 Mt d’émissions de GES en 2019.